voyage sept 2009 à Isla Plana  
 
  Départ, jeudi 10 à 21 heures, j ai roulé toute la nuit et le lendemain jusqu'à 15 heures,   
  voyage très difficile pour moi avec mon athrose, ma vue basse et mon asthme,  
  surtout la première heure, oû je faillis douter à poursuivre  et retourner. Ma jambe   
  droite m'a fait souffrir tout le temps mais ma volonté de continuer s'est renforcée au fur et   
  à mesure, surtout avec les temps de pose. Au bout de 12 heures de voyage, je roulai 6 heures 
  et je fis 6 heures de haltes avec quelques sommes sur ma couchette arrière,   
  et des casse-croutes.   
  Arrivée donc à 14H30, une demi heure de retard sur le tableau de marche, surtout dû à l'erreur 
  de me tromper d'autoroute à hauteur d' Alicante, qui me fit entrer à Cartagene et prendre   
  la E22 pour atteindre La Isla, au lieu de l'autoroute de Méditerranée.  
  Je remarquais à l'arrivée, outre le temps orageux du Nord avec rafales, mais 30° de température,
   que dans la région, il y a encore des "estivants" et j'ai eu de la chance d'obtenir un appartement 
  au Florida,   
  mais à 20 Euros la nuit au lieu des 15 escomptés voire moins because la crise, non l'hôtel est 
  complet, avec moi, des retraités, la plupart Français de l''Hérault et des Bouches du Rhône  
  C' est la première fois que je logeais au Florida, que j'avais remarqué l'an passé et bien   
   qu'il soit quelque peu délabré de l'extérieur, because la très proximité de la mer,  
   l'appartement est simple mais propre, pas de télé,  pas d'internet et c'est tant mieux pour  
  un dépaysement complet et la vie au bord de l'eau de ce coin magnifique avec ses plages   
  de sable, criques de galets et rochers, fond marin clair et tapissé de posidonies ,  
  tout ce qu il faut pour me rendre heureux et oublier mes souffrances pour un temps.  
  Malgé le temps venteux et bas de gros nuageux de passage, au lieu de prendre une douche,   
  je préférais descendre sur la plage, histoire de prendre un premier bain de pieds et roder mes   
  plantes de pied sur les galets et ce fut déjà la première baignade dans une eau à 28°, inoui!  
  Que c'est bon de se laisser porter sur les vaguelettes au-dessus d'un fond d'un tapis d'algues. 
  Que du bien pour mon arthrose, les douleurs de ma jambe droite ont déjà disparu!  
  Il est 20h! malgré la grosse fatigue d'un voyage, sans dormir, de la nuit précédente  
   j'ai pris ma douche et sortis pour faire mon premier ravitaillement au Liddl .  
  de Puerto Mazarron, situé à quelques 5km.  
 
  Samedi matin, après une bonne nuit de sommeil réparateur et devant le spectacle d'une mer   
  calme du matin, à 8h, je suis parti repérer à pied un meilleur accès pour sortir mon kayak en mer 
  et je jetais mon dévolu sur une crique, juxtant l'hôtel oû je pouvais acceder avec ma fourgonnette, 
  et mettre à l'eau l' embarcation, les escaliers de descente à la plage de l'hôtel étant très peu  
   pratiques pour cette opération, pour un jeune peut-être, mais par pour moi.  
  Donc je decidais la première mise à l'eau et faire mon premier snorkeling pour découvrir   
  à la palme les fonds environnant l'hôtel,  
  bien que n'ayant pas récupéré encore du voyage de la veille et de ma longue convalescence,   
  après 6 mois de calvaire et de souffrances, arthrose de la hanche et du rachis lombaire, grippe 
  difficile suivi d'une broncho-pneumonie, rages de dents, otites et asthme, le petit nouveau, il parait 
  que je  suis allergique au climat de Montpellier d'oû la necessité de connaitre d'autres horizons
   pour remplacer mes précédents séjours à Oran qui me faisaient du bien mais qui sont trop   
  difficiles à organiser pour un vieux comme moi qui part toujours seul.  
  Ah! j oubliais une intervention chirurgicale, pour cause de hernie ombilicale, qui m' a valu un repos 
  forcé de 2 mois sans aucune activité physique possible, j'ai donc escamoté un mois, car le   
   chirurgien m'avait préconisé 3 mois, le troisième est donc ici à Isla Plana, dur, dur!  
  Donc programme accompli ce matin, 3 heures de sortie à la palme et à la pagaie sur des   
  champs de posidonies par petits fonds de 5 mètres, ma forme actuelle  et la clarté des   
  eaux ne me permettant pas d'aller au-delà, des petits sars, un petit mero furtif, des roucaous, des
  girelles  
  et en surface j ai croisé 4 chasseurs et 2 kayakistes, sur la plage quelques bronzeurs en famille 
  et 2 demoiselles isolées en quête de nudisme et bronzage intégral.  
  Je reprends le clavier ce soir du 12, je n'ai pas de télé après le diner mais j ai beaucoup mieux :
  je suis assis au balcon et je regarde le panorama que j'ai devant les yeux, 180° de côte et grand
   large, c'est extra! cela vaut n'importe quel film télé, en soirée au moment du crépuscule il s'en 
  passe des évênements, des bateaux de pêche qui rentrent au port à l'ouest , 3 scooters rapides, 
  qui font une course effrenée au dela des bouées,une cigarette énorme avec deux gros moteurs 
  qui tournent au ralenti et sur la plage à ma gauche encore des familles qui flanent, il ya   
  des gosses qui se baignent et il fait deja nuit mais il fait si doux si je n etait pas fatigué, je serais 
  retourné piquer une tête. Mais bon, il faut reprendre des forces pour demain, je goûte le bon air 
  du soir, en étant encore torse nu, je projetais même de faire une plongée de nuit à la lampe   
  mais ce sera pour demain, bonsoir!  
  Dimanche 13, j ai passé une mauvaise nuit avec une crise d'arthrose au fémur et la rotule,   
  j ai du prendre des cachets d'aspirine pour pouvoir dormir, je n'étais pas vaillant au petit matin,  
   mais il y eu la calmasse pour balayer ma crise morale qui pensait que je ne pourrais plus continuer 
  et j ai continué, en décidant de sortir au moteur pour ménager mes muscles endoloris et balayer 
  plus de terrain dans la baie, le moteur de 2.5HP, pour sa deuxième sortie, fit merveille dans ses eaux 
  calmes et clairs. Du kayak, je pouvais scruter le fond à la recherche de failles dans l'immense 
  champ de posidonies, le poisson est rare, cependant j ai vu des marbrés sur le sable et les   
  inmanquables vieilles, par contre il y avait de grosses méduses espacées tous les cinquante metres.
  j' ai pris quelques photos des rivages et essayer la pochette etanche pour des sous-marines.  
   Pour viser, ce n est pas evident.  
  Au bot de 3 heures, je suis rentré, sentant la bafane venant du sud avec l' arrivée de gros   
  nuages , on sera bon pour la pluie l' après-midi. C' est ce qui s est passé et donc je me suis privé 
  de bain, j en ai profité pour faire une bonne sieste avant de faire un tour en voiture,   
  histoire de connaitre le village de la Isla Plana, j ai pris encore une bonne saucée en guise de   
  bain forcé avec la pluie. Ce soir?  aprés dîner,  je m'installe au balcon pour écouter les vagues 
  avec mon sonotone bien sûr ! J'ai téléphoné à ma petite femme à Montpellier. J' ai scruté l' horizon 
  pour essayer d' apercevoir le phare de l' Aiguille et les torchères d' Arzew. Je crois avoir vu des lueurs 
  dans le plein sud! puis j ai pris mon ordi pour écrire, cela fut ma séance de tv interactive pour ce soir, bonne nuit!
  Lundi, j ai décidé, au petit matin calme, d'aller à la pêche aux oursins. J' en ai ramené une vingtaine 
  pour les ouvrir sur place, la plupart étaient vides. Mais en manger à 8h du matin sur les rochers, 
  c' est sublime! La dernière fois que j' ai fait cela,  c'est à Cala Monjoy avec François dans les années 
  90 du temps d' Ampuriabrava. J'en ramenai une douziane pour l'apéro de midi avec   
  de la sangria, seule boisson alcoolisée que je me permette,  quand je viens en Espagne.   
  Pour cela,  après l'oursinade de l'aube,  je suis parti au Liddle acheter des victuailles et de la sangria.
   Jusqu'à présent,  j'étais à l'eau, mais je remarquais une curiosité, des migas de morue que j'ai 
  achetée en souvenir de Danielle qui m'en parlait dimanche dernier à Sète. Je m'en vais les goûter dès 
  ce soir, à voir!  
 
 
 
  Au retour, jai pris des photos des urbanisations, alentour, presque vides oû de nombreux chalets 
  sont à vendre, la crise est là dans le tourisme, mais cette région est trop belle, elle reprendra  
  son soufle, c est sûr, hélas! le tourisme n'étant pas ma tasse de thé. L' après-midi, une sieste, 
  puis une petite randonnée à la nage avec masque et tuba pour voir les fonds de ce côté, avant 
  que l' eau ne se trouble, car, comme tous les après-midi, le vent se leve du côté du sud-ouest,.
  La faune est pauvre, mais, parmi la moraille, j'aperçus 3 petites ombrines qui fouinaient dans   
  le sable aux abords de la posidonie, je n' avais pas revu d' ombrines depuis les années 70,  
   au large d' Ain-El-Turck. Hélas! Je n' avais pas pris mon appareil photos.  
  Revenu tôt du bain, je suis allé faire un tour à la ville Puerto Mazarron, prendre quelques photos
   du port! De retour à l'appart,  je remarquai, depuis mon balcon, une bande de joyeux surfers   
  qui s'essayaient sur des vagues quelque peu formées , en face de ma vue devant la presqu''île.
  A 20h, ils y sont encore!  
  Miam, miam, c'est l' heure et la mer dégrossit.  
 
  Ce matin du mardi, la houle est tombée,  mais les eaux sont troubles, le varech s'est installé  
  sur la plage. Je pourrais faire du kayaking, mais sans l' intérêt du snorkeling et n'ayant pas   
  encore récupéré de mes 3 premières folles journées,  j' obtais pour le running, histoire de visiter 
  la côte ouest,  à hauteur de Los Alamos vers Puerto Mazarron, toutes les petites plages qui  
  sont propres et bien entretenues, malgré les algues. les Espagnols sont des véritables pros   
  du tourisme, les plagistes de la côte languedocienne ont beaucoup à apprendre encore!. J' aime 
  beaucoup l' implatation des palmiers, il y a aussi des aires de jeux pour les gosses sur les plages, 
  le plan d' eau est bien balisé. A voir tous les chalets qui sont autour, je crois bien qu' il doit y   
  avoir du monde en plein été, maintenant c' est très calme, ou alors la crise? Car je ne vois pas 
  d' Anglais, why? Pourtant mon apparthôtel est complet, tous des retraités français dont la majorité 
  vient du Languedoc et des Bouches du Rhône et des Espagnols en famille; des bonjours, bonsoirs 
  mais pas de communication, il est vrai que je ne suis pas d' un naturel engageant, sauvage,   
  surdité quand tu me tiens, mais je ne vais pas en faire un fromage, j' ai l' habitude de vivre   
  comme cela, je ne fréquente aucun montpellierain depuis que je m' y suis établi en 1995.  
  Malgré le mauvais temps je suis parti me baigner à poil, out la combinaison néoprène!  
  histoire de bronzer un peu,  bien que le soleil ne soit pas au rendez vous!  
  L' orage est vite arrivé, éclairs, tonnerre. Depuis tout petit,  j'ai crains la foudre,  
   lorsque, rarement mais violemment l' orage éclatait en automne à Ain Franin, juste là, devant moi 
  par delà l' horizon. Je rejoignis frileusement et rapidement l'appart pour m' y refugier, casser un bon 
   casse croute avec un poulet asado garni de migas de morue salée, une salade piemontaise et 
  basta! parti pour une bonne sieste. J' ai bien dormi. pour trouver vite le sommeil, un conseil!   
  commençez à lire un article sulfureux de l'un de ces intellectuels narcissiques du Nouvel Obs  
   anti-Sarko, anti tout quoi, du bla, bla, des mots mais jamais d' alternative positivement concrète.
  Je me suis réveillé avec une pluie abondante à la vitrine, je pensais sortir du côté de Mazarron  
   pour essayer de pirater une connexion internet par wifi, mais je risque de mouiller le matériel.  
  j' espère que le soleil va revenir demain, car je ne tiens pas à rester confiner, pour cela il y a   
  Montpellier et donc écourté le séjour?  
 
  Mercredi le temps s' est adouci,  j' ai pris le kayak sans moteur pour une petite sortie pas loin. 
  Je voudrais prendre des photos sous-marines de petits poissons en eau trouble, mais je   
  m' aperçus que la pochette soit disant étanche faisait de l eau et je suis rentré  
  précipitamment pour assècher l' appareil et éviter les dégâts, je crois bien avoir perdu mon appareil,
   Ce fut la journée des dégâts, le mobile m'a été coupé, faute de credit, et je crains de créer de 
  l' inquietude chez ma femme et ma fille, en les laissant sans nouvelle trop longtemps. J'ai   
  essayé d' envoyer des sms à mes amis d' Oran, Guy, Said, Boumediene, rien n' est passé,   
  il fallait donc que je me dépanne,  il me fallait trouver une connexion internet.  
  Comme la mer s' était levée, l' après-midi, j ai décidé une ballade à Puerto Mazarron, histoire de 
  repérer une connexion wifi. Non, il  n' y a pas de hotspot ici, alors j'ai du acheter une puce  
  espagnole Mobilstar et j ai pu envoyer un texto à Liliane, puis je suis allé dans un cyber pour  
   ajouter du credit à mon compte Simyo. Ainsi, je suis rééquipé en téléphone, la bourse travaille 
  pour moi en mon absence, j ai gagné un petit bénéfice!!! Cela rend les vacances encore plus agréable,
  Mais dommage que l' on ne puisse pas encore un internet mobile facile et pas cher, car si je l' avais, 
  je pourrais "travailler" aussi en vacances pendant les récuperations physiques d' après kayaking, 
  snorkelling, running et elles sont fréquentes lorsqu' on a 71 et demi ans!  
  Habituellement, je dors mal la nuit,  toujours besoin de boire et pisser souvent, cauchemars, rêves,
  somnambulisme fréquemment, surtout lorsque que je me suis dépensé mais ce sont devenus  
   des habitudes et font partie de mon moi, je vis avec et c' est déjà ça.  
  Donc, ce matin, jeudi, je me suis levé éreinté. La houle est basse mais inquiétante, je sens bien
   que le mauvais temps s' installe pour un bout de temps et il va falloir rentrer. J'en suis à mon   
  septième jour, j' ai, qu'en même, tenté une dernière sortie kayaking histoire de travailler mes   
  bras. J'ai dû rentré assez rapidement, la mer se levant. J' ai terminé la matinée à nettoyer   
  et ranger le materiel  
  Ensuite déjeuner puis sieste, la mer est vraiment mauvaise, maintenant une forte   
  houle du Sud-Ouest , plus personne sur les plages et sur l'eau, cependant les surfers sont   
  revenus en force, pas moins de 10 voitures, c'est fou comme les jeunes aiment la mer ici.  
  je décide de plier bagages. Tout à l' heure, je m'en irai payer mon hôtesse et la prevenir de   
  mon départ pour le lendemain à l' aube. J 'irai faire quelques courses pour le voyage de retour.